Auteur/autrice : XT


  • N’as tu pas oubliĂ©?

    N’as-tu pas oublié  Entre les courses Ă  faire, les factures Ă  payer, l’intendance Ă  gĂ©rer
 EnserrĂ© dans les attentes des uns et des autres, de ta famille, de tes amis, de tes collĂšgues
 Avec tout le temps que tu passes Ă  cultiver la perfection de ton image sur les rĂ©seaux.

    N’as-tu pas oublié  Dans la prison de tes croyances et dans les injonctions de la sociĂ©tĂ©. Dans le report Ă  demain de tout ce qui pourrait un peu trop secouer. Au son des musiques un peu lisses qui t’anesthĂ©sient quand tu dĂ©ambules dans les temples de l’Ă©conomie de marchĂ©.

    N’as-tu pas oublié  Cette passion en toi dont le feu s’est Ă©teint Ă  force d’ignorance. A force de combats que tu as dĂ» mener, pour toi, mais surtout pour les autres. N’as-tu pas oubliĂ© le soleil qui se lĂšve dans ton coeur quand la joie prend son envol et que tu crĂ©es ton propre chemin Ă  chacun de tes pas.

    As-tu oubliĂ©, peut-ĂȘtre, que la vie est une Aventure? Qu’elle est prĂȘte Ă  chanter, hurler, crier, danser – pour toi et avec toi, des torrents de vent dans les voiles. Es-tu prĂȘt Ă  larguer les amarres? La traversĂ©e t’attend.

    Toi.


  • Juste un appel

    J’ai appelĂ© un ami il y a quelques jours. En quittant le boulot, je me sentais perdu, rempli d’émotions contradictoires. Et j’ai succombĂ© Ă  la tentation du coup de fil qui s’empare souvent de moi quand je monte dans ma voiture. Par chance, il a dĂ©crochĂ© du premier coup. Je dois bien confesser que je suis beaucoup moins rĂ©actif : une personne qui m’appelle a une probabilitĂ© non nĂ©gligeable de tomber sur ma messagerie. Je rappelle, toujours, mais parfois il me faut du temps 😊

    AprĂšs avoir pris quelques nouvelles l’un de l’autre, je lui ai dit que j’avais besoin de son aide. Bien qu’une grande confiance existe entre nous, j’avais peur de me sentir jugĂ©. Pourquoi ne parvenais-je pas Ă  trouver moi-mĂȘme la solution Ă  mon problĂšme, avec mes propres outils ? Tout ce que je savais, c’était que je me sentais bloquĂ© et que je ne voyais plus quelle direction emprunter.

    Notre conversation a durĂ© une vingtaine de minutes. De sa part, une grande Ă©coute, des questions, de l’intĂ©rĂȘt, de la saine confrontation, une prise de recul, des demandes de prĂ©cisions… Un ballet de mots qui m’a permis de me dĂ©poser en sĂ©curitĂ© et d’avancer Ă  tĂątons dans mon obscuritĂ© intĂ©rieure. Il m’a finalement suggĂ©rĂ© de dessiner ma situation, en reprĂ©sentant ma vie telle que je la voyais aujourd’hui et telle que je voudrais qu’elle soit. « Toi, il vaut mieux que tu dessines, car si tu te mets Ă  rĂ©flĂ©chir tu vas trop ruminer. » TouchĂ© 😉 Nous avons encore partagĂ© quelques rĂ©flexions et idĂ©es avant de nous quitter.

    J’ai continuĂ© ma route dans le silence de la soirĂ©e et dans les volutes de mes pensĂ©es. Mon problĂšme n’était pas rĂ©glĂ© et j’avais toujours plein de questions. Je n’avais pas de solution, mais l’écoute, une autre perspective, le partage et la proposition concrĂšte pour sortir de l’orniĂšre avaient rouvert mon horizon.

    Et ma route s’est poursuivie dans la nuit tombante avec deux Ă©toiles naissantes : la chance et la gratitude d’avoir un ami.




  • At the end of the world

    There is a new beginning.


  • Bridge healers

    One wound at a time.



  • Lights playing

    In the sky or in the streets, lights always play their beat.