Juste un appel

J’ai appelĂ© un ami il y a quelques jours. En quittant le boulot, je me sentais un peu perdu, rempli d’émotions contradictoires. Et j’ai succombĂ© Ă  la tentation du coup de fil qui s’empare souvent de moi quand je monte dans ma voiture (en mode « mains libres Â», bien entendu). Par chance, il a dĂ©crochĂ© du premier coup. Je dois bien avouer qu’à cet Ă©gard, je suis beaucoup moins rĂ©actif : une personne qui m’appelle a une probabilitĂ© non nĂ©gligeable de tomber sur ma messagerie. Je rappelle, toujours, mais parfois il me faut du temps 😊

Nous avons pris quelques nouvelles l’un de l’autre, partagĂ© des fragments de prĂ©occupation dans nos vies. Puis je lui ai dit que j’avais besoin de son aide. Bien qu’une grande confiance existe entre nous et que nous nous connaissions bien, j’avais malgrĂ© tout peur de me sentir jugĂ©. Pourquoi ne parvenais-je pas Ă  trouver moi-mĂȘme la solution Ă  mon problĂšme? Pourquoi ne faisais-je pas appel ma propre trousse Ă  outils pour sortir de l’impasse? Tout ce que je savais, c’était que je me sentais bloquĂ© et que je ne voyais plus quelle direction emprunter.

Nous avons Ă©changĂ© durant une vingtaine de minutes. De sa part, une grande Ă©coute, des questions, de l’intĂ©rĂȘt, de la saine confrontation, une prise de recul, des demandes de prĂ©cisions… Un ballet de mots qui m’a permis de me dĂ©poser en sĂ©curitĂ© et d’avancer Ă  tĂątons dans mon obscuritĂ© intĂ©rieure. Il m’a finalement suggĂ©rĂ© de dessiner ma situation, en reprĂ©sentant ma vie telle que je la voyais aujourd’hui et telle que je voudrais qu’elle soit. « Toi, il vaut mieux que tu dessines car si tu te mets Ă  rĂ©flĂ©chir tu vas trop ruminer Â». TouchĂ© 😉 Nous avons encore partagĂ© quelques rĂ©flexions et idĂ©es puis avons repris le fil, le flux de nos vies trop mouvementĂ©es, chacun de notre cĂŽtĂ©.

J’ai continuĂ© ma route dans l’obscuritĂ© de la soirĂ©e et dans les volutes de mes pensĂ©es. Mon problĂšme n’était pas rĂ©glĂ© et j’étais toujours avec toute une sĂ©rie de questionnements en suspens. Pas de solution toute faite mais de l’écoute, une autre perspective, un partage et une proposition concrĂšte pour sortir de l’orniĂšre.

Mais surtout, j’étais Ă  nouveau empli d’un souffle d’espĂ©rance et portĂ© par une immense gratitude. Car, mĂȘme s’il me reste encore Ă  lui donner corps Ă  ce dessin, c’est une chance infinie que de pouvoir explorer, aux cĂŽtĂ©s d’un ami, les mĂ©andres sinueux de son propre coeur. 

Car l’amitiĂ© est l’un de ces liens de lumiĂšre qui nous inscrivent, au sens le plus profond, dans la trame sacrĂ©e de l’Univers.

Présence

A dancer through the fabric of dreams

At the end of the world

There is a new beginning.

Bridge healers

One wound at a time.

Red. Blue. Green.

Red Blue Green.

Lights playing

In the sky or in the streets, lights always play their beat.

The Tree & The Bone Made of Stone

Halloween

🎃

Qu’est-ce qui ne peut mourir?

Qu’est-ce qui ne peut mourir? 

C’est cette foi que nous portons en nous et qui nous dĂ©passe, 

qui appelle les nouvelles semences vers les lieux nus, 

endommagĂ©s et arides pour que nous germions Ă  nouveau. 

C’est cette force qui, dans son insistance, 

dans sa loyautĂ© envers nous, dans son amour pour nous, 

dans ses voies souvent mystĂ©rieuses, est 

infiniment grande, 

infiniment majestueuse, 

infiniment ancienne.  

Clarissa PINKOLA ESTES, Femmes qui courent avec les loups