Nous en demandons trop à nos parents.
Nous en demandons trop à nos frères, nos sœurs, à nos proches et à nos amis.
Nous en demandons trop, peut-être, aussi à nous-mêmes.
Et pourtant, nous ne pouvons pas nous construire seuls. Nous avons besoin de nous appuyer sur les autres, d’apprendre d’eux, d’être portés par eux. Vers qui nous tourner alors?
Peut-être en tentant de conquérir un mentor ou une mentore qui pourra nous aider à élargir l’horizon de notre existence. Il nous attendra souvent derrière une opportunité semblant insignifiante ou au contraire une porte paraissant infranchissable : un appel que nous n’osons pas passer; une peur à surmonter; une honte ou une culpabilité à traverser.
Et de cette rencontre jaillissante telle un rai de lumière pourra émerger une nouvelle trajectoire, bâtie sur des croyances et des idées renouvelées. Plus vastes, plus aériennes, plus ancrées. Souvent plus douces, aussi.
Mentor, guide, initiateur… Tant de facettes et de nuances pour un rôle dont l’importance dans une vie n’a d’égal que la difficulté à le trouver.
Mais « mentor », avant de devenir un nom commun, était un nom propre. Dans la mythologie grecque, Mentor était le précepteur de Télémaque, fils d’Ulysse. Amis de longue date, Ulysse et Mentor étaient liés par une profonde relation de confiance. C’est à Mentor qu’Ulysse confia l’éducation de son fils Télémaque lorsqu’il partit accomplir l’Odyssée. C’est aussi à travers Mentor qu’Athéna communiqua avec Ulysse et Télémaque pour les aider et les guider.
La déesse de la sagesse et de la raison qui s’exprime à travers la voix de Mentor… Y a-t-il plus belle métaphore de ce que nous cherchons à découvrir en rencontrant le nôtre? Une forme de sagesse, non pas moralisante, mais pleine de vivance, empreinte de cette légèreté joyeuse qui fait de la Vie une voie qui en vaille la peine.
Et toi, as-tu déjà découvert qui est ton mentor?